#2 Et au fait de quoi parle mon livre ?

Comment j'ai choisi l'histoire de mon roman.

La première page
3 min ⋅ 16/05/2025

✍️ Édito – De quoi parle le roman

C’est sans doute la question qu’on me pose le plus souvent : et alors de quoi parle ton livre ? 😅

Je vais essayer d’en dire suffisamment sans tout dévoiler (tant que le livre n’est pas encore imprimé ni en ma possession pour commencer sa promotion). Et j’espère sincèrement que ces quelques lignes vous donneront envie de l’acheter et d’en savoir plus sur une histoire qui m’a habitée pendant des mois (et qui m’habite encore je crois).

Tout est parti d’une rencontre — c’est le thème de ma première newsletter #1 à rattraper ici si vous ne l’avez pas encore lue — et puis il a fallu trouver L’histoire. Celle qui me ferait vibrer, celle qui me donnerait envie d’écrire tous les jours, celle qui m’obsèderait. Cette histoire je ne l’ai pas trouvée immédiatement, car deux ans se sont écoulés entre la fameuse rencontre et le moment où j’ai écrit le premier mot de mon roman. Mais j’ai fini par la rencontrer. Une histoire d’amour en somme.

Vous le savez peut-être mais pendant cinq ans j’ai plongé dans les coulisses de l’industrie textile avec mon podcast Nouveau Modèle. J’ai rencontré des centaines de personnes engagées pour transformer la mode, pour la rendre plus responsable, plus sociale, plus écologique, plus vertueuse. Et puis, j’ai aussi découvert l’envers du décor : les droits humains bafoués, les viols dans les usines, la pollution dans certains pays du monde, producteurs, confectionneurs, ou encore le gaspillage textile. J’aurais pu choisir n’importe lequel de ces thèmes, car tous méritent notre attention, qu’on s’y attarde quelques heures pour tenter de comprendre.

Mais une problématique m’a particulièrement bouleversée, peut-être parce qu’elle était complètement nouvelle pour moi, peut-être aussi parce qu’elle était à la croisée des droits des femmes et de l’environnement. Et cette histoire c’est celle du Ghana et des montagnes de déchets textiles laissés à l’abandon qui polluent l’environnement, c’est celle des kayayei aussi, ces porteuses qui croulent sous le poids des balles de vêtements à déplacer sur le marché d’Accra. C’est aussi l’histoire d’une prise de conscience vue d’ici, vue de France. Alors dans ce roman, en toile de fond, j’ai mis un peu de tout ça, j’ai inventé bien sûr car il s’agit d’une fiction, mais je me suis aussi inspirée de cette réalité. Ce roman c’est l’histoire de deux femmes, d’un combat, pour leurs droits, pour la dignité et pour un futur plein d’espoir. (il y a beaucoup d’indices dans cette phrase 🙃). Pour écrire cette histoire, il y a eu beaucoup de lecture d’articles, beaucoup de recherches, de documentaires visionnés, pour coller à cette réalité et pour “maîtriser” suffisamment le sujet afin de m’en détacher et d’inventer une histoire unique. Celle de ce roman.

Dans la prochaine newsletter, je vous parlerai un peu plus de ces deux femmes, de ces deux personnages principaux. Et petit à petit, vous découvrirez en avant-première le titre, la couverture, le résumé.


📖 Coulisses – L’intention

Trouver l’intention. S’il y a bien un conseil essentiel que je retiens dans le processus d’écriture de mon roman c’est celui-ci et il vient de Charlotte Milandri (responsable éditorial à l’école Les Mots) : quelle est l’intention de ton texte ? Que veux-tu dire ? Quel message souhaites-tu faire passer ? Ce sont les questions que je me suis posée pendant l’écriture. Au final, de quoi j’ai envie de parler ? Pourquoi j’ai envie d’écrire cette histoire là et pas une autre ? Sans intention, certes il y a une histoire, mais dénuée d’intérêt. En vous recommandant d’acheter mon roman, je vous invite à consacrer plusieurs heures de votre vie à la lecture de mon manuscrit, alors il est indispensable que l’histoire soit suffisamment intéressante pour oser vous le demander. Le temps est précieux, le vôtre aussi, mais j’ai quand même le culot de vous demander d’en prendre pour moi, alors j’espère que l’intention de mon texte vaut la peine d’être partagée. C’est en tout cas l’avis de Charlotte Milandri (que je ne remercierai jamais assez) et de mes éditrices. J’espère qu’elles ont vu juste…


💛 Dernière lecture

📚 "Les gens de Bilbao naissent où ils veulent" – Maria Larrea

Ce livre est digne d’un scénario de Pedro Almodóvar. L’autrice nous plonge dans les rues de Bilbao et dans celles de Paris, pour suivre l’histoire d’une famille tout sauf ordinaire. Maria, l’héroïne, navigue entre les violences paternelles et la pauvreté de la loge de ses parents, jusqu’à l’âge adule où elle pensait s’être affranchie de ce passé. Mais un tirage de tarot va venir chambouler ses croyances et lui révéler le secret de son origine. C’est l’histoire d’adoptions, d’abandons, et de mères absentes. C’est un portrait de famille virevoltant, une quête de la vérité et un roman touchant.

En voici un extrait : “On ne se souvient pas du moment de sa naissance. Je ne me souviens pas de la mienne, de naissance. C’est impossible d’ailleurs […]. Je sais simplement ce qu’on me raconte à ce sujet-là.”


💬 Le mot de la fin

Merci de m’avoir lue jusqu’ici. Si vous avez des questions ou des recommandations n’hésitez pas à m’écrire en répondant à cette newsletter, je vous lirai et vous répondrai avec plaisir.

À bientôt,


Chloé

La première page

Par Chloé Cohen

Les derniers articles publiés