#6 Faire face aux premiers refus

L'après-écriture : un long fleuve non tranquille

La première page
3 min ⋅ 13/06/2025

✍️ Édito – Faire face aux premiers refus

La semaine dernière, je terminais ma newsletter en évoquant mon deuxième rendez-vous avec Charlotte Milandri, responsable du service éditorial de l’école Les Mots.

Lors de ce deuxième rendez-vous donc et après avoir retravaillé la première version de mon manuscrit, un miracle a lieu : Charlotte aime et valide cette deuxième version du roman, puis me donne les contacts d’éditrices en vue d’une potentielle publication. Je suis sur un petit nuage…

Lors de cet échange, nous corrigeons également ma lettre d’intention. Lettre indispensable qui doit accompagner chaque envoi du manuscrit. En gros, cette lettre permet de donner le pitch du manuscrit en quelques lignes et de raconter un peu de soi : pourquoi j’ai écrit ce livre-là, quel est mon rapport à l’écriture, s’agit-il de mon premier roman… C’est un mélange entre une lettre de motivation et un synopsis. C’est loin d’être évident à rédiger. Charlotte m’aide donc à remanier un peu mes mots et à me montrer plus confiante (une confiance en moi que je n’ai absolument pas mais c’est un autre sujet).

Armée des bons contacts, de la bonne lettre d’intention, et d’un manuscrit qui plaît au moins à une personne, je me lance dans la foulée. J’appuie, fébrile, sur le bouton “envoyer”. Et puis j’attends. Loooongtemps. J’ai la sensation que dans l’écriture et l’édition il faut beaucoup attendre. Donc j’attends mais j’ai beaucoup de mal à faire autre chose, mon esprit est complètement accaparé par ce roman, j’y pense en permanence, oscillant entre “j’ai espoir” et “je suis nulle ça ne marchera jamais”.

Au bout de quelques semaines pour les premiers et quelques mois pour les suivants, les retours négatifs tombent. Je ne vous cache pas mon immense déception. J’ai beau essayer de me convaincre que le jugement d’un livre est subjectif - ce que me répètent les éditeurs avec lesquels j’échange - je ne peux pas m’empêcher de remettre toute ma vie en question. Je suis alors convaincue que ce livre ne sera jamais publié, que je suis incompétente et que je ne sais pas écrire. À peine mélodramatique…

Étonnement, les refus sont justifiés, mais pour des raisons toutes différentes, et je ne sais toujours pas si c’est une bonne nouvelle.

Il me reste alors deux possibilités : faire d’autres envois à des maisons d’édition ou abandonner. Et en parallèle, sur les conseils de Charlotte, déposer mon manuscrit sur la plateforme Édith & Nous, une plateforme en ligne qui permet aux autrices et auteurs de déposer, protéger et partager leurs manuscrits avec des éditeurs/éditrices. Sauf que pour déposer son livre sur Édith & Nous, il y a un peu de travail supplémentaire : écrire un synopsis détaillé du manuscrit, choisir les bons mots clés, opter pour un abonnement gratuit ou payant (l’abonnement gratuit limite le nombre de maisons d’édition susceptibles de trouver votre manuscrit) et écrire sa bio - à part leur dire que mes parents m'ont toujours appelée "ma grande" même quand j'étais petite, que j'ai peur de l'orage, que je n’aime pas les vêtements trop serrés et les t-shirts qui remontent sous les pulls ou encore que j'ai dû mal à faire de petits choix mais jamais à prendre de grandes décision, je ne sais pas trop quoi leur dire. Mais bon après tout, je n’ai rien à perdre, enfin un peu d’argent quand même.

D’après vous, qu’ai-je après ces premiers refus ? Réponse dans la prochaine newsletter…

Je vous partagerai aussi très prochainement la couverture et sa quatrième, ainsi qu’une date de sortie précise du roman 😱


💛 Dernière lecture

📚 Le secret de Jeanne — Sophie Astrabie

C’est l’histoire de trois femmes, à trois époques différentes, sur les secrets que l’on transmet malgré soi, sur les destinées que l’on vit parce que femmes, sur le courage, la maternité et la famille.

Il y a donc Alexandra qui apprend la mort de son père qu’elle croyait déjà mort, qui doit vider la maison de sa grand-mère et les secrets avec ; il y a Nicole qui grandit dans l’ombre de sa soeur cadette et qui rêve de maternité et d’amour ; et Jeanne qui grandit seule à Paris, qui doit faire preuve de courage face à l’Occupation et qui est confrontée à des choix vertigineux et douloureux.

Sophie Astrabie est une écrivaine que j’aime beaucoup (en plus elle est toulousaine, comme moi), qui pose chaque fois un regard juste sur les femmes et sur la maternité. Je ne peux que vous conseiller un autre de ses livres Billie Pretty a disparu qui parle d’enfance, d’amitié, d’amour et du lien mère-fille (cher à Sophie Astrabie, elle-même mère de trois filles).


💬 Le mot de la fin

Merci de m’avoir lue jusqu’ici. Si vous avez des questions ou des recommandations n’hésitez pas à m’écrire en répondant à cette newsletter, je vous lirai et vous répondrai avec plaisir.

À bientôt,


Chloé

La première page

Par Chloé Cohen