#10 La rentrée littéraire et bilan de mes lectures de l'été

Tout ce que j'ai lu cet été et ma pile à lire de la rentrée

La première page
4 min ⋅ 31/08/2025

📖 Ma pile à lire de la rentrée

A l’approche de la rentrée, il y a souvent deux catégories de personnes : celles et ceux qui n’ont pas rangé leurs valises, qui ont encore du sable collé sous les pieds ou des ampoules à force de randonner, qui laissent la crème solaire sur le bord du lavabo et qui n’ont pas commencé à acheter les fournitures scolaires. Et puis, il y a celles et ceux qui sont prêt·es, qui attendent l’automne avec impatience et qui ont une immense liste de bonnes résolutions qu’ils/elles comptent adopter dès le 1er septembre. J’oscille très souvent entre ces deux catégories. Sauf cette année, je fais clairement partie des impatient·es.

Car cette année, j’attends, fébrile, la sortie de mon premier roman. C’est un mélange d’excitation et de peur intense, surtout dans un contexte de rentrée littéraire, qui compte 484 livres, soit environ 5% de plus qu’en 2024. Avec un thème qui semble s’imposer : les relations mère-fille. Sans le savoir, mon livre s’inscrit dans la tendance avec deux relations mères-filles, bien différentes, et que vous découvrirez très bientôt. Vous pouvez déjà pré-commander le roman sur ce lien. Sachez que mon livre ne sera disponible que chez France Loisirs pour le moment (en boutique et sur leur site internet, et uniquement en format papier).

Alors comme le temps ici, à Toulouse, sonne la fin de l’été, avec de la pluie et des températures d’automne qui poussent à mettre de côté le maillot de bain et à glisser sous la couette pour lire des histoires, voici une petite sélection des romans qui sont entrés ou entreront prochainement dans ma pile à lire de la rentrée :

“La bonne mère”, premier roman de Mathilda Di Matteo.

Pour la première fois depuis qu'elle a quitté Marseille pour faire ses études à Paris, Clara retourne voir ses parents. Elle est accompagnée de Raphaël, d'origine bourgeoise, auquel elle cache son accent, ses émotions et le milieu dont elle provient. Dès le premier regard, la mère de Clara ne l'aime pas. Elle voit en lui la preuve qu'elle n'aurait jamais dû laisser partir sa fille.

“Nourrices” de Séverine Cressan.

Dans ce village, c’est du corps des femmes qu’on tire l’argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle comme tant d’autres une « petite de la ville ». Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire. Elle ne pourrait veiller sur ces trois nourrissons ... Avec ce premier roman sensuel et bouleversant, Séverine Cressan révèle les rouages troublants d'une industrie méconnue. Dans ces pages inoubliables, elle nous entraîne dans un univers où la nature et l’enchantement ne sont jamais loin et réinvente l'histoire de ces mères invisibles.

“Jacky” d’Anthony Passeron.

Au tournant des années 1980 et 1990, Anthony et son frère jumeau grandissent entourés d’une famille paternelle soudée, dans une vallée enclavée de l’arrière-pays niçois. Entre des grands-parents aimants, une cousine atteinte d’une maladie mystérieuse et un jeune oncle plein d’entrain, ils tuent l’ennui grâce aux jeux vidéo – une passion nouvelle, transmise par leur père : Jacky. De Space Invaders à Zelda, de Nintendo à Sega, la conscience du monde dans lequel le narrateur et son frère évoluent s’aiguise avec les capacités techniques de ces étranges machines. Elles vont peu à peu s’imposer comme un refuge face aux injonctions qui pèsent sur eux, à l’ennui d’un quotidien sans horizon et aux drames qui frapperont bientôt leurs proches. Jusqu’au départ brutal de leur père.

“La nuit au coeur” de Nathacha Appanah.

« De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces cœurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu’ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l’impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d’une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du cœur, du corps, de l’esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d’avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd’hui. Cette femme, c’est moi. ». “La nuit au cœur” entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l’énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l’amour.

“Perpétuité” de Guillaume Poix.

18h45. Une maison d’arrêt du sud de la France. Pierre, Houda, Laurent, Maëva et d’autres surveillants prennent leur service de nuit. Captifs d’une routine qui menace à chaque instant de déraper, ces agents de la pénitentiaire vont traverser ensemble une série d’incidents plus éprouvants qu’à l’ordinaire. En regardant celles et ceux qui regardent, Guillaume Poix plonge dans le quotidien d’un métier méconnu, sinon méprisé, et interroge le sens d`une institution au bord du gouffre.

*résumés des livres ci-dessus issus de Babelio


💛 Mes lectures de l’été

Je rêvais de longues heures de lecture, avant de me coucher, allongée sur un canapé ou un lit. La réalité a été bien différente, j’étais si fatiguée le soir que j’étais incapable de lire plus de deux-trois pages sans fermer les yeux. J’avais certainement oublié qu’être mère et enceinte, même (surtout?) en vacances, ce n’était pas de tout repos. J’ai donc lu moins que d’habitude mais voici les trois livres que j’ai quand même pris le temps d’explorer :

📚 “Mon vrai nom est Elisabeth” d’Adèle Yon. Ce texte est un mélange de genres, entre l’enquête familiale, le récit de soi, et l’essai. J’ai aimé les passages où l’autrice, grâce aux archives et entretiens, détaille l’histoire d’Elisabeth, cette femme victime de la psychiatrie du XXe siècle. On y découvre le poids de l’hérédité, des violences faites aux femmes, et des secrets familiaux. J’ai moins aimé le mélange des genres, la première partie très personnelle de l’autrice et la longueur du texte qui m’a parfois lassée. Note : 6/10.

📚 “L’effondrement” d’Edouard Louis. Dans ce livre, l’auteur cherche à expliquer la mort de son frère, alcoolique, à 38 ans. « Je n’ai rien ressenti à l’annonce de la mort de mon frère ; ni tristesse, ni désespoir, ni joie, ni plaisir. ». Cette phrase marque le début de ce livre découpé en 16 “faits” identifiés par l’auteur pour raconter son frère, la violence, leur relation, ses interrogations. Ici aussi l’auteur explore le mélange des genres entre théories sociologiques, dialogues imaginaires avec le mort, et entretiens avec les anciennes compagnes de son frère. Note : 8/10.

📚 “Des diables et des saints” de Jean-Baptiste Andrea. Je vous ai déjà parlé de “Ma Reine” du même auteur, un coup de coeur absolu. “Des diables et des saints” est tout aussi touchant. Alors que Joseph a seize ans, ses parents et sa soeur disparaissent dans un accident d'avion. Il est envoyé dans un pensionnat religieux des Pyrénées, Les Confins, qui recueille les orphelins. Les journées sont faites de routine, de corvées, de maltraitance. Un roman autour de l’enfance, des rêves parfois abandonnés, de l’imagination et de l’entre-aide. Un livre magnifique qui m’a bouleversée et même parfois donné les larmes aux yeux. Note : 9/10.


💬 Le mot de la fin

Merci de m’avoir lue jusqu’ici. Si vous avez des questions ou des recommandations n’hésitez pas à m’écrire en répondant à cette newsletter, je vous lirai et vous répondrai avec plaisir.

À bientôt,


Chloé

La première page

Par Chloé Cohen