Comment écrit-on un roman ?
“Si vous voulez devenir écrivain, il y a avant tout deux choses que vous devez impérativement faire : lire beaucoup et beaucoup écrire”. Cette citation, on la doit à l’écrivain Stephen King.
Avant d’entamer l’écriture de ce roman, je me suis posée beaucoup de questions : comment m’y prendre ? Vais-je réussir à aller au bout de ce projet ? Comment écrit-on un livre, une histoire avec un début, un milieu, une fin, sans jamais abandonner ? Dois-je faire un plan ? … La liste des interrogations est interminable.
Alors j’ai essayé d’écouter un maximum de podcasts et de lire des interviews d’autrices et d’auteurs qui décrivent leur routine d’écriture, pour tenter de glaner quelques précieux conseils. Ensuite, j’ai inventé ma propre pratique et mis en place mes propres habitude.
Pour en revenir à la citation de Stephen King, effectivement la lecture est un merveilleux moyen de se mettre à l’écriture, d’ailleurs je n’ai jamais autant lu que pendant l’écriture de mon roman. J’ai même souvent ressenti le besoin de commencer ma journée en lisant quelques pages d’un livre, pour stimuler ma curiosité et relancer la machine.
J’ai officiellement commencé l’écriture de mon livre en septembre 2023. Et pendant 4-5 mois (jusqu’en janvier 2024 à peu près), j’ai écrit 1000 mots par jour. Tous les jours (sauf le week-end). Pourquoi 1000 ? Je n’en sais rien mais c’est la routine que je me suis imposée. J’avais besoin de ce cadre pour avancer. Parfois, j’écrivais 1000 mots d’un seul coup (ou presque), mais le plus souvent, j’écrivais sur plusieurs heures.
Puis, une fois les 1000 mots tapés sur l’ordinateur, je relisais ce premier jet, je corrigeais beaucoup, je doutais énormément et j’effaçais souvent, convaincue que ce que j’avais écrit était vraiment catastrophique. C’est sans doute ce que j’ai trouvé le plus difficile : continuer d’avancer, seule, malgré les doutes, les interrogations, le syndrome de l’imposteur. J’ai eu beaucoup de mal à me convaincre que ce que j’écrivais n’était pas si mauvais et méritait que je m’y consacre toute une journée. Pourtant, malgré tous ces questionnements, je n’ai jamais arrêté d’aimer écrire, je me levais chaque jour avec la conviction que l’écriture était essentielle à ma vie. Et j’en suis encore convaincue, je ne m’imagine plus revenir en arrière, j’ai besoin d’écrire pour être heureuse.
Au-delà de la quantité d’écriture quotidienne, il y a aussi la stratégie : plan ou non ? Je n’ai pas rédigé de plan précis mais je savais dès le départ où je voulais aller, dans les grandes lignes. J’ai écrit sur une feuille à part les principales péripéties que je voulais faire vivre à mes personnages, les quelques scènes que je jugeais importantes pour l’histoire, puis je me suis lancée. Chapitre après chapitre, l’histoire a pris vie. Et ensuite, uen fois le roman “terminé”, que s’est-il passé ? Suite dans la prochaine newsletter…
📖 Coulisses – Une journée type pendant l’écriture
Pendant l’écriture de ce roman, je passais mes journées devant l’ordinateur, mais je pouvais aussi passer des heures sans écrire un seul mot de l’histoire. Car très souvent je faisais en parallèle beaucoup de recherches pour être la plus crédible possible, tant dans les descriptions que dans les détails de l’histoire, du pays et des personnages. Par exemple, j’ai tapé sur internet : “image hôtel Ghana”, “prénoms au ghana”, “langues parlées au ghana”, “cérémonie enterrement ghana” (attention spoiler), “synonyme de vêtements”… Et parfois je m’égarais sur internet, une recherche en entraînant une autre, et je perdais de vue la requête initiale.
Mais généralement une journée type se décomposait ainsi :
Avant 9h : routine matinale (enfant oblige). 9h15-10h : traitement des mails, demandes liées au journalisme. 10h-11h : lecture d’un livre puis relecture des 1000 mots de la veille. À partir de 11h (et jusqu’à 17h) : écriture de 1000 mots et recherches pour le livre (et déjeuner accessoirement).
📚 La Piccola Farmacia Letteraria, à Florence
Cette fois-ci ce n’est pas une recommandation littéraire mais plutôt une trouvaille originale, que je souhaitais partager avec vous. J’ai récemment découvert (à travers un article) une librairie pas comme les autres. La Piccola Farmacia Letteraria, à Florence, classe les livres selon les maux et les douleurs qu’ils peuvent soigner. Stress, dépression, insomnie, anxiété, nostalgie, ou chagrins d’amour… à chaque problématique son remède littéraire. Ouverte en décembre 2018 par Elena Molini, cette librairie ou pharmacie littéraire, connaît un certain succès et prouve la puissance des mots. Elle prouve aussi qu’un livre c’est avant tout une histoire, un message, au-delà d’un nom d’autrice ou d’auteur. Je trouve l’idée très séduisante et extrêmement pertinente car, comme cette libraire, je suis convaincue que la lecture est essentielle dans nos quotidiens, que ce soit pour soigner des maux, pour trouver des réponses ou “simplement” pour se divertir et ainsi fuir pour quelques minutes ou quelques heures un quotidien parfois surchargé.
Merci de m’avoir lue jusqu’ici. Si vous avez des questions ou des recommandations n’hésitez pas à m’écrire en répondant à cette newsletter, je vous lirai et vous répondrai avec plaisir.
À bientôt,
Chloé